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LA NEWSLETTER DE L'ANNUAIRE DENTAIRE
N° 18 - Juin 2017


Menée auprès de 200 cabinets dentaires, notre enquête très complète sur leurs investissements 2017 permet de mesurer leurs intentions, leurs attentes, leur budget, les freins éventuels, les types de matériels concernés, la place du numérique, leurs objectifs, les sources d’information pour décider et enfin les canaux d’achat privilégiés ...

GRANDE ENQUÊTE EXCLUSIVE :
LES INVESTISSEMENTS 2017 DES CABINETS DENTAIRES

Des intentions d’investissements 2017 perturbées par le Règlement Arbitral
Il apparaît qu’une proportion significative des cabinets dentaires est un peu dans l’expectative concernant leurs investissements, perturbés par la question du Règlement Arbitral du début d’année qui les inquiètent économiquement. Près de 10% font spontanément un lien direct entre les conséquences financières jugées négatives du Règlement Amiable et l’absence de tout investissement en 2017.

Pour ceux qui ont décidé d’investir et qui sont tout de même très largement majoritaires, la prudence est cependant de mise. 42% des cabinets dentaires n’ont pas encore fixé leur programme d’achats, marquant un certain attentisme, ou bien comme souvent, les choix définitifs se faisant lors du congrès de l’ADF en fin d’année.

Les budgets d’investissement subissent également cette influence modératrice avec seulement 28% des cabinets prévoyant une augmentation de leur enveloppe en 2017, contre 51% anticipant une baisse. Cependant le montant d’investissement par cabinet dentaire reste très significatif avec un budget moyen légèrement supérieur à 20K€ par entité.

Des investissements éclectiques et utilitaristes
Dans ce climat attentiste, les intentions d’achat des cabinets dentaires sont principalement utilitaristes. Pour les 2/3, il s’agit de remplacer du matériel obsolète. Cependant une autre tendance, plus dynamique, apparaît avec un tiers des cabinets dentaires souhaitant s’équiper de nouveaux matériels, encore non présents dans le cabinet, avec une majorité d’équipements numériques.

Par type de matériels, les cabinets dentaires ont une approche éclectique et aucune famille d’équipements ne prédomine. L’instrumentation dynamique de cabinet arrive en tête et concerne logiquement 28% des cabinets. C’est celui qui est le plus sollicité et qui dont doit être remplacé le plus fréquemment. En 2ième position apparaît l’agencement de cabinet avec 25% des réponses, la qualité d’accueil des patients et l’ergonomie du cabinet prennent une place importante dans les choix des praticiens dentaires. Enfin figurant sur le podium, paraît la radiologie avec 22% d’intention, la mutation numérique se fait probablement le plus sentir dans ce secteur en stimulant les investissements. Les fauteuils, l’informatique et la désinfection/stérilisation arrivent ensuite groupés autour de 17%.

Investissements dentaires : les critères, les attentes, les canaux privilégiés
La recherche de la qualité guide prioritairement les choix des chirurgiens-dentistes dans l’achat de leurs équipements pour les 2/3 d’entre eux. Cette exigence forte n’est pas remise en question par un contexte économique incertain. Les performances avec 52% et les prix pour 40% des réponses arrivent au second plan et n’apparaissent pas comme prépondérants. De manière assez étonnante, les services, la formation apparaissent d’une importance très relative dans les critères de choix avec moins de 20% des réponses.

Pour choisir leurs équipements, les praticiens dentaires attendent de leurs fournisseurs une information claire et objective et des démonstrations en situation. Comme sources d’information, les fournisseurs sont bien sûr au premier plan avec 54% des réponses, ensuite arrivent à égalité avec 45%, les salons/congrès et la Presse professionnelle et ouvrages de références comme l’Annuaire Dentaire. Les sites WEB d’information sont consultés par 30% des praticiens avant un achat. Les confrères jouent un rôle qualitatif déterminant. Sans être proposé au choix des personnes sondées, ils ont été cités spontanément par plus de 10% d’entre eux.


Les distributeurs et dépôts dentaires, acteur majeur au moment de l’achat

La proximité semble jouer un rôle majeur pour les cabinets dentaires quand il s’agit de passer concrètement à l’acte d’achat. Les chiffres sont clairs : 2/3 des achats sont faits auprès des distributeurs/dépôts dentaires contre seulement 1/3 en directe chez les fabricants.

L’importance d’un SAV efficace pour minimiser le temps d’indisponibilité du matériel en panne explique sans doute cette priorité. Les conseils et l’expérience de terrain font aussi du distributeur un partenaire apprécié du chirurgien-dentiste.

Eclectisme dans le type d’équipement choisi, recherche en premier de la qualité, orientation progressive vers le numérique, forte attente en informations objectives de la part des fabricants, rôle majeur des distributeurs, telles sont les tendances de fond des investissements des cabinets dentaires que cette enquête a permis d’établir.

Pour 2017, la vision apparaît moins nette et l’annonce récente de son retrait de l’ADF par l’un des syndicats de chirurgiens-dentistes pour cause de Règlement Arbitral a sans doute influé significativement sur le résultat de cette enquête.

Saut d’humeur passager, ou malaise plus profond, la fin de l’année nous en donnera une indication.
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JOURNÉE DU COMIDENT : 15 JUIN 2017
Evénement exceptionnel à l’occasion de la dernière Assemblée Générale du COMIDENT le 15 juin dernier, qui a souhaité ouvrir ses portes à tous les acteurs de la filière dentaire pour discuter de l’impact du Règlement Arbitral sur les professions dentaires.

Une table ronde a réuni tous les syndicats de chirurgiens-dentistes (CNSD, FSDL, Union Dentaire, UNECD), l’UNPPD représentant les Laboratoires de prothèse et bien sûr le COMIDENT pour les fabricants, en présence également du Président du l’ONCD et d’un des délégués généraux de l’ADF.

Très vite le débat a eu pour épicentre la nécessité ou non de se réunir entre tous les acteurs de la filière au sein d’un front uni face aux pouvoirs publics. Dépasser les premiers réflexes d’autoprotection de chacun des acteurs, il est vite apparu que la pression tarifaire exercée par le Règlement Arbitral correspondait à une évolution structurelle profonde des exigences des pouvoirs publics vis-à-vis des professions dentaires : accessibilité des soins au plus grand nombre, accent mis sur la prévention et les soins thérapeutiques, contrôle des soins prothétiques pour assurer une qualité au meilleur coût, le tout en s’appuyant sur la transparence et la concurrence.

Ce constat fait, la nécessité d’agir collectivement est apparue évidente à tous les acteurs de la filière, en mettant en préalable la nécessité pour chaque profession de faire son autocritique objectivement pour adapter ses objectifs et son organisation à la nouvelle donne.
RETOUR SUR LE DENTAL FORUM DE LILLE - 2 ET 3 juin 2017
Après Marseille en 2015, le Dental Forum s’est décentralisé une nouvelle fois en investissant les terres des Hauts de France, à Lille plus précisément les 2 et 3 juin dernier. Retour sur cet événement
Le Dental Forum a proposé cette fois des conférences très suivies, à la fois techniques en particulier sur l’optimisation numérique et l’esthétique, et également politiques en proposant une réflexion sur l’avenir de la profession.

Cette dernière a bénéficié de la situation de Lille au cœur de l’Europe pour organiser une confrontation passionnante des points de vue sur cette question clé avec nos voisins, Belges et Luxembourgeois.

Enfin plus de 40 exposants ont complétés ce panorama sur la profession en présentant les dernières nouveautés en équipements et matériaux pour la prothèse dentaire.
DES BRÊVES EN CHIFFRES, DES CHIFFRES EN BREF ...

8 259 médecins à diplôme français recensés en moins de 2010 à 2017, intégralement compensés par des médecins à diplôme étranger, européens ou pas. Vous avez dit Numérus Closus ?

7 millions de bénéficiaires de la CMU-C et de l’ACS (Aide à l’Acquisition d’une Complémentaire Santé) à fin 2016, soit une augmentation de 3,1% en un an.

+ 1,12%, la hausse des revenus des chirurgiens-dentistes en 2015, après une légère érosion sur les 3 années qui ont précédé. Du mieux !

4 sur 10, le nombre de français qui ne font pas leur visite annuelle chez le dentiste d’après une récente étude de l’UFSBD (Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire). Peut mieux faire.
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